Principales tendances qui distinguent l'Amérique du Nord et l'Europe dans l'évolution des véhicules autonomes

Rédigé par DDS Wireless

2 mai 2018

L'automatisation est une tendance émergente dans le secteur des transports. Les véhicules autonomes ne sont plus une technologie d'avenir ; ils circulent déjà dans nos rues, et des essais sont menés dans des villes telles que Pittsburgh, Paris et Singapour. Les décideurs politiques avant-gardistes et les entreprises innovantes s'engagent déjà dans cette voie et suscitent l'adhésion des utilisateurs finaux.

Prendre une longueur d'avance : se préparer à un monde de véhicules autonomes

Les véhicules autonomes actuels sont équipés de systèmes qui leur permettent de percevoir leur environnement et de planifier leurs réactions sans intervention humaine. L'Association internationale des ingénieurs a défini six niveaux d'automatisation pour les véhicules, allant du niveau zéro — entièrement contrôlé par un humain — au niveau cinq, qui pourrait ne nécessiter aucune intervention humaine et transformer le véhicule en un espace social propice au travail ou à la détente. Le débat actuel porte sur les véhicules de niveau trois, qui sont pleinement capables de rouler de manière autonome mais exigent qu’un humain soit assis au volant à tout moment, prêt à prendre le contrôle.

Dans une étude portant sur 38 villes, Bloomberg Philanthropies a constaté que les trois principales utilisations prévues des véhicules autonomes (VA) sont le transport du dernier kilomètre, les taxis et les transports en commun. L'économie collaborative connaîtra de profonds changements à mesure que les VA s'intégreront de plus en plus dans la vie quotidienne. Voici les principales façons dont l'Europe et les États-Unis s'adaptent à ce secteur émergent.

Montrer l'exemple : l'Europe excelle en matière de communication

L'Union européenne (UE) a pris conscience des avantages que peuvent offrir les véhicules autonomes et montre la voie pour garantir une coopération au niveau régional entre toutes les parties prenantes, créant ainsi un environnement propice au développement de ces véhicules. Par exemple, l'UE a récemment adopté un plan qui prévoit la mise en circulation des camions sans conducteur circuler entre les villes d'ici deux ans seulement. La réduction des temps de trajet et des coûts de carburant ne sont que quelques-uns des nombreux avantages attendus.

De plus, la plupart des pays européens ont signé la Convention de Vienne sur la circulation routière, ce qui a permis d'harmoniser la réglementation routière au-delà des frontières. La conception des autoroutes reliant les villes reste également homogène, ce qui en fait un cadre idéal pour les essais de véhicules autonomes. En 2016, la Convention a été mise à jour afin d’autoriser explicitement les technologies de conduite autonome sur les routes européennes, ce qui a encore renforcé l’attrait de l’Europe pour le développement des véhicules autonomes.

Pionniers en matière de réglementation

Au niveau national, les pays européens encouragent également le développement du secteur des véhicules autonomes. L'Allemagne est l'un des premiers pays à légaliser les véhicules autonomes sur l'ensemble de son réseau routier. Bien que la législation n’aille pas jusqu’à autoriser les véhicules à rouler de manière autonome sans conducteur humain au volant, elle marque néanmoins une avancée vers un avenir automatisé. Les Pays-Bas sont récemment allés encore plus loin et autorisent désormais les essais de véhicules autonomes sans la présence physique de conducteurs humains. En effet, les Pays-Bas se classent au niveau mondial comme le pays le mieux préparé au déploiement à grande échelle des véhicules autonomes. De son côté, la Suède planifie l’avenir de son réseau de transports publics et a récemment lancé un ambitieux programme d'essais de minibus autonomes.

Grâce à la collaboration de tous ces pays dans un cadre commun, l'Europe met en place un réseau routier plus sûr et plus efficace en élaborant une stratégie nationale visant à intégrer les véhicules autonomes.

L'innovation comme moteur : la course nord-américaine vers l'ère des véhicules autonomes

Leader de longue date dans le secteur des véhicules automatisés, l'Amérique du Nord doit en grande partie ses avancées en matière de conduite autonome aux pôles technologiques de la côte ouest des États-Unis. Avec des entreprises comme Uber et Tesla qui font la une des journaux tant pour leurs succès que pour leurs échecs, les États-Unis en tête dans sa volonté de mettre en circulation des véhicules entièrement autonomes.

Pionniers de la technologie

Il ne fait aucun doute que la Californie est le haut lieu américain de la technologie des véhicules autonomes. Waymo (Google) teste depuis longtemps sa version de véhicule autonome en Californie, où elle a déjà parcouru plus de 2,3 millions de miles. Des entreprises comme Ford et GM sont également présentes sur la scène californienne de la conduite autonome, et l’Arizona est un autre acteur clé du secteur, avec plus de 600 véhicules autonomes sur les routes de l'État. L'Arizona et la Californie ont récemment autorisé les essais de véhicules entièrement autonomes sans superviseur humain au volant.

À toute vitesse vers la bureaucratie

Alors que certains États prennent les devants en matière de véhicules autonomes, un problème plus grave se profile à l'horizon. Contrairement à l'Union européenne, il n'existe pas de consensus au niveau national sur la réglementation des véhicules autonomes, ce qui se traduit par une mosaïque d'approches divergentes d'un État à l'autre. Lorsque le véhicule d'essai autonome d'Audi passe de la Californie au Nevada, il doit s’arrêter et changer de plaques d’immatriculation pour pouvoir continuer à rouler en mode autonome. Bien que cela puisse sembler anodin, c’est le symptôme d’un problème plus vaste. Le gouvernement fédéral a pris conscience de la situation et tente d’harmoniser l’approche relative aux véhicules autonomes au niveau national. Cependant, les craintes concernant sécurité et les cyberattaques ont bloqué l'adoption de la législation. De plus, toute législation fédérale réglementant l'utilisation des véhicules autonomes prévaudrait sur la réglementation des États, ce qui désavantagerait les États pionniers comme la Californie et l'Arizona.  

Un avenir sans conducteur

Il est évident que l'Union européenne, avec sa réglementation fortement centralisée, constitue un environnement propice au développement des véhicules autonomes. Même si la législation n'est pas encore tout à fait au point, les entreprises technologiques américaines innovent dans ce domaine depuis le tout début. Les véhicules autonomes sont déjà là, promettant un gain d'efficacité qui va transformer le secteur des transports. La seule question qui se pose est de savoir qui sera le premier à en tirer parti.

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Image : Shutterstock / TierneyMJ

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